Se bouger les fesses pour leur botter le cul

de Gérard Alle 

Imaginez… Après un mois, un mois et demi, ou deux mois de confinement, vous retrouvez vos potes… Je vous vois venir… La grosse cuite, la meulochée du siècle, la teuf d’enfer, on se roule des pelles, on danse, c’est la libération, on pleure de joie… OK, OK !

Mais alors, dites-moi… Le lendemain, on retourne au taf comme si de rien n’était ? Le doigt sur la couture du pantalon, on remet en route la machine de la croissance et du profit ? Pour que ces enfoirés continuent de se gaver et que ces incapables continuent de nous gouverner ?

Je sais bien qu’on peut aimer son boulot, son rôle social, ses collègues, ses clients, voire ses patrons ou son député. Mais est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d’utiliser toute cette énergie prête à déferler, de lâcher les chevaux en même temps, pour tout changer ?

Imaginez… Pendant ces deux mois, nous préparons un raz-de-marée, un tsunami. Et quand les mesures de confinement sont levées… Les beaux jours sont là. Nous déferlons par les rues. Nous occupons les places. Nous campons devant les lieux d’exercice du pouvoir.

Le pays a été bloqué pendant plus d’un mois. Nous avons survécu. Etant donnée l’incurie de nos gouvernants, la casse des services publics et du système de santé, c’est un miracle. Les irresponsables au pouvoir disent qu’ils vont mettre la main à la poche. Ça ne suffit pas. On ne peut pas se contenter d’un zeste de charité.

On n’est plus à quelques jours près. Alors, nous continuons à bloquer le pays jusqu’à ce qu’ils dégagent. Président, ministres, préfets…

Alors ?…

Imaginez…

Commune partout !

Comme jadis la Commune de Paris, qui fête aujourd’hui ses 149 ans, celles de Marseille, de Lyon ou de Narbonne. Commune partout pour reprendre en main nos destinées !

Comme en 1945, il faut reconstruire. Un nouveau Conseil national de la résistance met sur pied un programme social.

Assemblée constituante. Vote blanc pris en compte. Elus révocables. Représentation par tirage au sort. Pouvoir décentralisé. Revenu universel. Service public conforté

 Et là, je te dis pas la fiesta !

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